Aliments Ultra-Transformés : L’autre poison pour la santé

Des frites, des poulets, des don-uts etc. font de plus en plus partie de notre alimentation. Un tour dans les supermarchés, superettes et les rayons sont composés de 40 à 50% de ces aliments prêts à être consommés. Mais connaissons-nous vraiment la composition de ces produits alimentaires ? Que mangeons nous ? Quels sont les dangers de la consommation de ces aliments sur notre santé ? Tant de questions qu’inconsciemment, nous refusons de nous poser très souvent, tant notre satisfaction gastronomique est notre priorité. Mais s’il est bien de manger et de combler un besoin vital, il est d’autant plus important que nous ayons quand même une idée presque claire de ce que nous ingurgitons et des probables dangers sur notre santé.

A l’entame, il est important de savoir ce que nous attendons par aliments ultra-transformés ou sur-transformés. La transformation alimentaire regroupe des activités qui concernent la préparation (conditionnement et conservation) ou la fabrication d’aliments. Selon le site Thésaurus de l’activité gouvernementales au Québec, la transformation alimentaire désigne « l’ensemble des opérations qui consistent à fabriquer, à partir de produits agroalimentaires, de produits alimentaires intermédiaires (PAI) ou de nutriments, des produits alimentaires propres à la consommation. Par exemple, l’industrie de la transformation de la viande couvre les activités d’abattage, d’éviscération et de découpe (première transformation), de désossage (deuxième transformation) et de fabrication de produits à plus forte valeur ajoutée tels les fromages, les charcuteries, les aliments prêts-à-servir (troisième transformation) ». En clair, les aliments que nous achetons ou ceux déjà prêts à être consommés subissent plusieurs transformations avant de venir sur le marché.

Les produits industriels, les aliments ultra-transformés sont, selon Anthony Fardet, spécialiste de la science des aliments et de la nutrition, remplis d’additifs pour modifier la texture, la couleur, et restaurer le goût. Il continue pour informer que dans ces genres d’aliments, il y a 3 ingrédients principaux qui sont généralement ajoutés. Il s’agit de :

  • « sucre qui est un exhausteur de goût, qui permet de mieux conserver les aliments. On le retrouve dans le ketchup, les glaces, les pizzas surgelées et même dans le jambon pour donner la couleur.
  • Le sel qui comme le sucre conserve les aliments. Il est principalement ajouté dans les plats et soupes industriels, la charcuterie.
  • Le gras. Ce sont les acides gras saturés, les mauvais gras qui sont ajoutés aux aliments ultra-transformés. Il est retrouvé dans les céréales pour enfant, les biscuits notamment les fourrés, les plats préparés avec les sauces ajoutées. Mieux, l’offre en produits alimentaire sans gluten est à 80% ultra-transformés ».

Une information que renchérit le site nutrition.fr pour confirmer que « contrairement à ce qu’on croit spontanément, les AUT ne se résument pas aux aliments traditionnels de la malbouffe comme les sodas ou les frites. En réalité, les AUT représentent 80% de l’offre actuelle en supermarché, y compris dans les rayons diététique, bio ou « végétarien » (la plupart des steacks végétaux sont des AUT). Ces aliments représentent plus du tiers des aliments consommés. D’après les chercheurs, ils seraient la première cause de mortalité précoce dans les grandes villes ».

Il faut consommer des aliments qui ne sont pas ultra-transformés comme les produits bio et sains

Le poison…

En février 2019, des études ont prouvé que lorsque « la consommation d’aliments ultra-transformés augmente de 10%, le risque de mortalité s’accroît de 14% ». Dans un article de kayamaga.com, la nutritionniste Rahmat SOKOINTO : « une alimentation est saine lorsqu’elle est constituée uniquement d’aliments dans leur état naturel. C’est-à-dire sans ajout de produits chimiques comme les colorants, les conservateurs et autres. Ce sont tout simplement des aliments bio. Elles deviennent donc équilibrées quand elles sont composées d’au moins un aliment de chaque groupe d’aliments ». Avoir dans son plat des produits bio et sains, relèvent de plus en plus du parcours du combattant. Les grandes enseignes de supermarchés mettent, l’accent sur la composition des produits qu’ils vendent. Tant ils savent les conséquences des produits ultra-transformés sur la santé. Ce que nous dit la nutritionniste Lucrèce Kohossi. Pour elle, les conséquences sont de plusieurs ordres. « D’abord, il y a la perte des nutriments, des vitamines sensibles à la chaleur comme la vitamine C. La transformation exige certains principes comme l’augmentation du sel, comme avec la charcuterie, les jambons. Ça exige de grosse quantité de sel. Ça exige aussi l’ajout de produits artificiels qui s’avèrent pré-cancéreux. Je veux parler des nitrates, des composés pré-cancérigènes qui sont ajoutés. Quand je prends les conservateurs par exemple comme le glutamate qui font la controverse sur le marché » nous rapporte-t-elle.

Pâte à tartiner non sur-transformée: gounou

Dans le même sens, Anthony Fardet explique aussi que les aliments ultra-transformés sont, pour la plupart, hyperglycémiants, c’est-à-dire qu’ils favorisent l’élévation rapide du glucose dans le sang. « Une consommation régulière de produits ultra-transformés, source de sucres « rapides » (souvent ajoutés) favorise le gain de poids et l’insulino-résistance qui est l’étape prédiabétique. Puis vient le diabète de type 2 : l’ajout de sucre, sel et gras crée une forme de dépendance à ces produits car ces trois composés donnent envie d’y revenir. Or le diabète de type 2 et l’obésité sont les portes d’entrée vers des maladies plus graves comme certains cancers (un sur trois serait lié à une mauvaise alimentation), les maladies chroniques hépatiques (stéatose, stéato-hépatites) et les maladies cardiovasculaires (coronariennes et AVC). Ces produits sont aussi pauvres en fibres et en micro- et phyto-nutriments protecteurs, c’est-à-dire en antioxydants, vitamines, minéraux, oligo-éléments, polyphénols, caroténoïdes. On parle alors de calories « vides ». En clair, nous devons consommer des produits qui ont subi peu de transformation comme la pâte à tartiner « gounou » mais aussi donner la priorité à des produits bio, et sains. Même si consommer des produits ultra-transformés s’avère de plus en plus inévitable. Dommage !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
3 × 5 =