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Miriano C. YEHOUEGBE, Cakes By Miry : une pâtissière atypique

Nous continuons ce mois la découverte des pâtissiers et pâtissières d’ici et d’ailleurs. En décembre, nous avons mis sous les feux des projecteurs Maelle Acakpo. Pâtissière, spécialiste de la religieuse, la galette des rois etc., elle propose une pâtisserie gourmande, authentique et généreuse et remplie de bienfaits. Ce mois, nous vous présenterons la dame derrière « Cakes By Miry ». Miriano C.  YEHOUEGBE est son nom et son parcours est atypique.

Chaleureuse ! L’avis de ceux qui la fréquentent est unanime. Miriano Yéhouégbé est une jeune femme très gentille qui propose des douceurs très savoureuses, qui vous font tomber immédiatement amoureuse d’elle et de son sourire. Avec ses 31 printemps déjà fermés, Miriano, que ses amis surnomment petite femme à cause de son mètre 57, est juste une amoureuse de la cuisine et la pâtisserie, chose normale quand on est casanière et très solitaire. Il faut se trouver et développer un hobbie dans sa solitude et elle l’a fait. Celle qui n’a pas hésité dès qu’on est allé à sa rencontre, a toujours aimé faire plaisir à ses proches avec de délicieux plats et gâteaux.

Toute souriante, Miriano nous rectifie qu’elle n’est pas une pâtissière de formation parce que n’ayant pas reçu de formation en pâtisserie ni un diplôme dans le domaine. Miriano C.  Yehouegbe est une comptable de formation, Titulaire d’un Master en Audit et Contrôle de Gestion, Assistante de direction et entrepreneure. Avant d’être Cakes By Miry, elle a d’abord fait quelques années dans l’administration municipale cotonoise. Dans son désir de découvrir d’autres horizons, elle mettra un terme à son CDI. Elle sera ensuite respectivement Auditeur Junior et Assistante Administrative et Comptable dans deux (02) Cabinets d’Expertise Comptable à Cotonou et poursuis en Assistanat de direction. Mais au fil des années, sa passion pour la cuisine et la pâtisserie prendront le dessus et la pâtisserie l’emportera. Mais c’est en 2017 qu’elle accordera un peu plus d’attention à cette passion et fera naître Cakes By Miry, une pâtisserie en ligne.

Un grand amour pour la pâtisserie

Elle nous renseigne qu’elle offre à sa clientèle, une variété de douceurs qu’elle ne trouve pas dans les pâtisseries de la place. « Nos produits sont entre autres : flan nature, flan au cappuccino, cake happyness, chocoflan, fondant au chocolat, Cakes (à l’ananas, à la banane, à la mangue, aux pommes, aux pommes, au yaourt, au Cerelac, au chocolat) et les muffins aux pépites de chocolat et bientôt de nouvelles saveurs » dit Miriano pour lister ses spécialités.  L’amoureuse de plats très béninois comme le Dakouin ou encore la sauce gombo avec Agbéli porte plusieurs casquettes à la fois quand il le faut. « Je suis à 100% à la production, à la gestion des commandes et de la clientèle, à la communication, à la comptabilité et au besoin, je deviens un livreur chevronné » confie-t-elle toute sourire et fière.

Miriano, petite femme forte, aime s’amuser en cuisine, découvrir et tester des recettes, la musique, le cinéma, la lecture et est inspirée par des jeunes femmes et hommes dynamiques et talentueux évoluant dans divers domaines. « Karelle Vignon-Vullierme, blogueuse culinaire béninoise, m’inspire beaucoup, elle a d’ailleurs été de bon conseil à mes débuts après avoir goûté quelques-uns de mes produits lors d’un passage à Cotonou , elle l’a certainement oublié mais ça m’a aidée et boostée pour la suite. Le Chef ivoirien Prisca Gilbert également m’inspire énormément » raconte-t-elle. Même si à ses débuts jusqu’à aujourd’hui, elle a déjà fait plus de 2000 commandes, elle ambitionne de « faire connaître ses produits au-delà de nos frontières, de voir les Cakes By Miry servis à la table des personnalités de l’Afrique ». Parce que pour celle qui se définit comme une souriante, une passionnée qui prends toujours la vie du bon côté, « la pâtisserie, c’est une passion, c’est laisser parler sa créativité, c’est lire le plaisir dans les yeux de ceux à qui sont destinés mes produits, c’est juste le bonheur ».

Habitude alimentaire : Comment reconnaître un bon chocolat?

Le chocolat : nous en avons plusieurs types sur le marché. Très populaire, il y a le chocolat barre encore appeler les tablettes de chocolat et il y a les pâtes à tartiner. Aux goûts variés, essayant d’avoir chacun une touche unique, le chocolat noir reste cependant le chocolat le plus conseillé. Cependant, il est de plus en plus difficile aux consommateurs de distinguer le chocolat de bonne qualité et donc mieux pour la santé. Dans cet article donc, nous ne parlerons pas vraiment de gounou. Nous allons juste vous détailler les critères pour reconnaitre un bon chocolat.

Déjà, soyons clairs sur un point : le chocolat noir est le chocolat le plus conseillé. Pour profiter le plus possible des propriétés bénéfiques du cacao, il est important de choisir un chocolat noir composé d’au moins 65 % de cacao. Plus le chocolat contient une forte proportion de cacao, plus il est intéressant sur le plan nutritif, puisque c’est le cacao qui est bénéfique pour la santé. Le site passeport santé nous explique sur ce point que « l’engouement pour le chocolat noir provient surtout de la présence en grande quantité de flavonoïdes, des substances antioxydantes aux propriétés nombreuses, dont la prévention des maladies cardiovasculaires, de l’hypertension et du diabète de type 2 ». Maintenant, revenons à l’objet de cet article.

Les noix et la poudre de cacao

Qu’est ce qui permet de reconnaitre un bon chocolat ?

Nous n’allons pas trop discuter de la présentation. Il s’agit de la forme et une bonne présentation attire forcement. Nous irons donc sur les éléments tangibles.

En 1er lieu, il faut prendre en compte : les labellisations et la certification bio. « Ils rassurent car ils permettent d’avoir des informations plus détaillées sur la provenance des produits utilisés, mais aussi de savoir qu’il n’y a pas de matières ajoutées ». En second point, plus il y a du gras et du sucre, plus c’est mauvais pour la santé. Si le gras et le sucre « sont des exhausteurs de goût », l’important est d’avoir « un équilibre », qui a son importance pour le goût du chocolat : « Quand vous avez avalé le chocolat, s’il ne vous reste que le goût du sucre, il faut vous inquiéter » avertissent les spécialistes. Katherine Khodorowsky, présidente de l’Académie française du chocolat et de la confiserie confirme par ailleurs que « les fèves de cacao, qui sont la base du chocolat, proviennent « de pays autour de l’équateur ». Cela signifie « que l’on parle de terroir », à savoir « une terre, un climat et le travail des hommes ». Donc, « comme pour le raisin, les fèves n’ont pas le même goût si elles viennent de Côte d’Ivoire, du Venezuela ou d’Indonésie ». A ce niveau-là, c’est donc la « perception des saveurs » de chacun qui fait la différence ». Le site Tour de France des Alternatives nous apprend que « La réglementation définit très précisément les caractéristiques des différents chocolats. Ainsi, le classique « chocolat » (appelé parfois « chocolat à croquer ») doit renfermer à partir de 30% à 42 % de cacao, le chocolat « supérieur » ou fin au moins 43 %, le chocolat « noir » plus de 50 %, le chocolat « amer » 70 % ou plus ». Les chocolats de Pauline ajoutent que « Le chocolat doit être brillant. La couleur du chocolat, ou plutôt la robe du chocolat donne déjà des indications sur l’origine des fèves utilisées. Un grand cru de chocolat noir doit avoir une couleur noire-brune. Plus il y a de nuances acajou, plus le chocolat sera fin ». Voilà donc assez d’informations pour vous permettre de reconnaître un bon chocolat.

Noix de Cajou

Chocolat noir

Concours d’étiquette pour la marque gounou : l’entreprise Small Solde innove

Créer autour d’elle une communauté : c’est l’objectif qui sous-tend toutes les actions de la marque gounou. Une marque qui se veut inspirante, qui se veut porteuse d’une valeur, qui se veut moyen de transmission d’un message : la différence, une fierté. Et depuis sa création, la marque gounou fait de son mieux pour inspirer ceux qui lui font confiance. Ainsi donc, une nouvelle idée vient de voir le jour. On vous en dit plus dans les lignes suivantes.

« Être différent est une fierté et nous croyons en cette richesse. Notre travail ici est de proposer des produits permettant à nos clients de partager cette différence avec leurs proches ». Ces mots de la marque « gounou », témoigne de l’ambition de celle-ci d’être et de demeurer une marque inspirante. La preuve, depuis janvier, mois où il est mis sur le marché, le pot de la pâte à tartiner gounou est présenté avec des étiquettes spéciales. Des personnalités africaines sont mises en valeur. Ceci pour inspirer les consommateurs et faire passer le message de la marque.

On retrouve donc des pots avec l’étiquette du Roi d’Abomey, le roi Ghêhanzin ou Gbèhin azi bô ayidjlè Ahossou Gbowelé, né en 1845 et mort en 1906. Décrit comme un personnage historique, il est considéré comme un héros par nombre de béninois. Les étiquettes de Thomas Sankara ainsi que de Patrice Lumumba sont aussi disponibles. Et dans l’histoire des indépendances en Afrique, ces deux illustres personnes ont eu des rôles primordiaux. Patrice Lumumba, il est considéré en République démocratique du Congo comme le premier « héros national » du pays. En parlant de Thomas Sankara, il est dit de lui que son souvenir reste vivace dans la jeunesse burkinabé mais aussi plus généralement en Afrique, qui en a fait une icône, un « Che Guevara africain », aux côtés notamment de Patrice Lumumba. Les choisir comme visage de la marque est donc pour son promoteur, une façon d’inspirer la jeunesse.

Une chance pour tous

Continuer à inspirer la jeunesse, est donc le leitmotiv de la marque « gounou » et de l’entreprise Small Solde. Et pour ce faire, l’entreprise Small Solde lance un appel à concourir pour la conception de nouvelles étiquettes pour la marque notamment son produit, la pâte à tartiner « gounou ». Les graphistes d’ici et d’ailleurs, sont appelés à faire des propositions à l’entreprise. Ces propositions seront publiées sur les pages sociales de la marque et celle ayant reçu le plus de « Like » des abonnés sera retenue. Le graphiste gagnant repartira avec un prix qui sera une enveloppe financière de 150 000 f cfa et verra son étiquette être désormais celle officielle de la marque jusqu’à nouvelle ordre.

Ce concours, prévu pour être lancé ce lundi 18 novembre 2019, est pour l’entreprise, une façon de faire participer ses abonnés et consommateurs à l’élaboration et à l’amélioration des stratégies de la marque « gounou ». Il faut donc fédérer les efforts des uns et des autres. Aux graphistes, il faudra de ce fait, proposer une étiquette originale et inspirante. Une étiquette qui répondra aux valeurs qu’incarne la marque et donc qui permettra de véhiculer un message de différence et de fierté.

Notons que les graphistes désireux de participer à ce concours peuvent écrire à l’entreprise à l‘adresse mail contact@smallsolde.com ou appelez le numéro 67 11 99 98 pour avoir plus d’informations et la charte graphique de l’entreprise dès lancement du concours. Bonne chance à tous donc.

Pâte à tartiner gounou : une nouvelle recette pour plus de goût

En janvier 2019, un nouveau produit venait de faire son entrée sur le marché agro-alimentaire béninois. Il s’agit de la pâte à tartiner gounou. Depuis, nombres de béninois l’ont adopté et font aussi part de leurs attentes. Des attentes prises en compte par les producteurs qui chaque fois, essaient d’améliorer le produit pour satisfaire sa clientèle de plus en plus grandissante.

« J’ai toujours aimé l’innovation, apporter des solutions, pouvoir rêver et réaliser les rêves » disait Moutawakilou Gounou, promoteur de la pâte à tartiner et de la marque gounou, pour expliquer son initiative. Gounou signifie littéralement le Lion en Dendi et en Bariba. En Goun, il signifie ce qui vient des divinités. Culturellement, c’est un nom de famille royal chez les Bariba ce qui témoigne du prestige de ceux qui le porte. C’est d’ailleurs tous ce prestige et cette fierté que la marque ambitionne de véhiculer selon le promoteur. Produite à base de cajou mais aussi de cacao brut, la pâte à tartiner gounou a dès son arrivée reçu plusieurs critiques positives de la part des consommateurs. « Depuis cette date, nous avons des retours variés. En tenant compte des différentes analyses effectuées, on peut dire que la plupart des clients apprécient l’originalité, le goût et la saveur du produit » dit Moutawakilou Gounou. Mais se sentant concernés par la qualité du produit, les consommateurs font aussi des retours pour son amélioration. Des remarques sur l’aspect huileux à la hauteur du produit, ce qui est juste du beurre de cacao fondus, l’aspect farineux, qui au départ était une particularité qu’on voulait donner au produit ont été observées. Pour corriger ses critiques persistantes, l’équipe derrière « gounou » ont revu la recette afin de satisfaire au mieux la clientèle qui reste le cœur de notre travail.

Plus de saveurs…

Si la nouvelle recette est déjà prête, elle n’est cependant pas encore disponible dans tous les rayons. Une chose qui sera corrigée dans les prochains jours. Mais cette nouvelle recette est pour plus de saveurs et de goût. « Nous avons amélioration le taux d’amande de cajou et donc la saveur de cajou dans le produit. Nous essayons d’obtenir le moins de beurre fondue que possible dans le produit, le taux de sucre à beaucoup baissé, la saveur de cajou est améliorée avec une part plus importante dans la recette. Donc une saveur intense de cajou vous accueille à chaque fois que vous ouvrez un pot gounou. Une parfaite combinaison entre cacao, acajou » dixit le promoteur. Les avis des consommateurs étant très attendus, le produit pourrait encore évoluer ou rester stable. L’essentiel de ce fait reste la satisfaction de la clientèle. Mieux encore, le promoteur ambitionne d’élargir la distribution sur le plan national à court terme et régional à moyen terme. Et Moutawakilou gounou ajoute « c’est surtout assurer non seulement la qualité du produit mais aussi et surtout la qualité de service de la marque ».

Aliments Ultra-Transformés : L’autre poison pour la santé

Des frites, des poulets, des don-uts etc. font de plus en plus partie de notre alimentation. Un tour dans les supermarchés, superettes et les rayons sont composés de 40 à 50% de ces aliments prêts à être consommés. Mais connaissons-nous vraiment la composition de ces produits alimentaires ? Que mangeons nous ? Quels sont les dangers de la consommation de ces aliments sur notre santé ? Tant de questions qu’inconsciemment, nous refusons de nous poser très souvent, tant notre satisfaction gastronomique est notre priorité. Mais s’il est bien de manger et de combler un besoin vital, il est d’autant plus important que nous ayons quand même une idée presque claire de ce que nous ingurgitons et des probables dangers sur notre santé.

A l’entame, il est important de savoir ce que nous attendons par aliments ultra-transformés ou sur-transformés. La transformation alimentaire regroupe des activités qui concernent la préparation (conditionnement et conservation) ou la fabrication d’aliments. Selon le site Thésaurus de l’activité gouvernementales au Québec, la transformation alimentaire désigne « l’ensemble des opérations qui consistent à fabriquer, à partir de produits agroalimentaires, de produits alimentaires intermédiaires (PAI) ou de nutriments, des produits alimentaires propres à la consommation. Par exemple, l’industrie de la transformation de la viande couvre les activités d’abattage, d’éviscération et de découpe (première transformation), de désossage (deuxième transformation) et de fabrication de produits à plus forte valeur ajoutée tels les fromages, les charcuteries, les aliments prêts-à-servir (troisième transformation) ». En clair, les aliments que nous achetons ou ceux déjà prêts à être consommés subissent plusieurs transformations avant de venir sur le marché.

Les produits industriels, les aliments ultra-transformés sont, selon Anthony Fardet, spécialiste de la science des aliments et de la nutrition, remplis d’additifs pour modifier la texture, la couleur, et restaurer le goût. Il continue pour informer que dans ces genres d’aliments, il y a 3 ingrédients principaux qui sont généralement ajoutés. Il s’agit de :

  • « sucre qui est un exhausteur de goût, qui permet de mieux conserver les aliments. On le retrouve dans le ketchup, les glaces, les pizzas surgelées et même dans le jambon pour donner la couleur.
  • Le sel qui comme le sucre conserve les aliments. Il est principalement ajouté dans les plats et soupes industriels, la charcuterie.
  • Le gras. Ce sont les acides gras saturés, les mauvais gras qui sont ajoutés aux aliments ultra-transformés. Il est retrouvé dans les céréales pour enfant, les biscuits notamment les fourrés, les plats préparés avec les sauces ajoutées. Mieux, l’offre en produits alimentaire sans gluten est à 80% ultra-transformés ».

Une information que renchérit le site nutrition.fr pour confirmer que « contrairement à ce qu’on croit spontanément, les AUT ne se résument pas aux aliments traditionnels de la malbouffe comme les sodas ou les frites. En réalité, les AUT représentent 80% de l’offre actuelle en supermarché, y compris dans les rayons diététique, bio ou « végétarien » (la plupart des steacks végétaux sont des AUT). Ces aliments représentent plus du tiers des aliments consommés. D’après les chercheurs, ils seraient la première cause de mortalité précoce dans les grandes villes ».

Il faut consommer des aliments qui ne sont pas ultra-transformés comme les produits bio et sains

Le poison…

En février 2019, des études ont prouvé que lorsque « la consommation d’aliments ultra-transformés augmente de 10%, le risque de mortalité s’accroît de 14% ». Dans un article de kayamaga.com, la nutritionniste Rahmat SOKOINTO : « une alimentation est saine lorsqu’elle est constituée uniquement d’aliments dans leur état naturel. C’est-à-dire sans ajout de produits chimiques comme les colorants, les conservateurs et autres. Ce sont tout simplement des aliments bio. Elles deviennent donc équilibrées quand elles sont composées d’au moins un aliment de chaque groupe d’aliments ». Avoir dans son plat des produits bio et sains, relèvent de plus en plus du parcours du combattant. Les grandes enseignes de supermarchés mettent, l’accent sur la composition des produits qu’ils vendent. Tant ils savent les conséquences des produits ultra-transformés sur la santé. Ce que nous dit la nutritionniste Lucrèce Kohossi. Pour elle, les conséquences sont de plusieurs ordres. « D’abord, il y a la perte des nutriments, des vitamines sensibles à la chaleur comme la vitamine C. La transformation exige certains principes comme l’augmentation du sel, comme avec la charcuterie, les jambons. Ça exige de grosse quantité de sel. Ça exige aussi l’ajout de produits artificiels qui s’avèrent pré-cancéreux. Je veux parler des nitrates, des composés pré-cancérigènes qui sont ajoutés. Quand je prends les conservateurs par exemple comme le glutamate qui font la controverse sur le marché » nous rapporte-t-elle.

Pâte à tartiner non sur-transformée: gounou

Dans le même sens, Anthony Fardet explique aussi que les aliments ultra-transformés sont, pour la plupart, hyperglycémiants, c’est-à-dire qu’ils favorisent l’élévation rapide du glucose dans le sang. « Une consommation régulière de produits ultra-transformés, source de sucres « rapides » (souvent ajoutés) favorise le gain de poids et l’insulino-résistance qui est l’étape prédiabétique. Puis vient le diabète de type 2 : l’ajout de sucre, sel et gras crée une forme de dépendance à ces produits car ces trois composés donnent envie d’y revenir. Or le diabète de type 2 et l’obésité sont les portes d’entrée vers des maladies plus graves comme certains cancers (un sur trois serait lié à une mauvaise alimentation), les maladies chroniques hépatiques (stéatose, stéato-hépatites) et les maladies cardiovasculaires (coronariennes et AVC). Ces produits sont aussi pauvres en fibres et en micro- et phyto-nutriments protecteurs, c’est-à-dire en antioxydants, vitamines, minéraux, oligo-éléments, polyphénols, caroténoïdes. On parle alors de calories « vides ». En clair, nous devons consommer des produits qui ont subi peu de transformation comme la pâte à tartiner « gounou » mais aussi donner la priorité à des produits bio, et sains. Même si consommer des produits ultra-transformés s’avère de plus en plus inévitable. Dommage !